Les Mystères d’Udolphe d’Ann Radcliffe


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J’ai ce livre dans ma bibliothèque depuis très longtemps. Je ne me souviens même plus à quelle occasion je l’ai acheté, ni pourquoi. Je suppose que j’en avais fait l’acquisition à cause de ce qu’il y a écrit sur la quatrième de couverture. Pour rappel, depuis quelques temps je ne lis plus les Quatrième de couv car il arrive (souvent) qu’elles en disent trop sur l’histoire et ça m’énerve ! Donc maintenant, je les lis après avoir lu les livres.
Pour en revenir à cette quatrième, voici ce qu’il y a d’écrit (ne vous inquiétez pas, il n’y aucun spoiler dans ce qui suit) :

Ann Radcliffe publie en 1794 The Mysteries of Udolfo. Les Romantiques anglais, et les Victoriens lui ont voué un culte. En France, Balzac, Hugo, Nodier, Féval, Sue, se souvinrent d’elle

Je ne pense pas trop m’avancer si je vous dit que c’est la raison pour laquelle j’ai dû acheter ce bouquin.

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De quoi ça parle ?

Emilie de Saint-Aubert vit dans le sud-ouest de la France. Elle est très proche de son père. Sa mère meurt prématurément et son père ne tarde pas à tomber malade lui aussi. Sur les conseils de son médecin, ils prennent la route pour aller prendre l’air de la nature et de la mer. En chemin, ils font la connaissance de Valancourt. Emilie et Valancourt éprouvent des sentiments l’un envers l’autre. Cependant, au cours de ce voyage, Saint-Aubert décède et Emilie se retrouve orpheline. Sa tante, la sœur de son père, devient alors sa tutrice. Cette dernière l’oblige à quitter la demeure familiale pour aller vivre avec elle. Pendant cette période, elle se fiance avec Valancourt. Mais sa tante la force à le quitter. Là commence une période où Emilie est persécutée par sa tante et son futur mari, le Signor Montoni.

L’action se déroule durant les années 1580.

Un pavé de plus de huit cents pages

Je lis beaucoup, c’est vrai, mais je ne lis pas super vite. Il m’a fallu trois mois pour lire ce roman d’Ann Radcliffe ! Il faut dire que l’histoire est un peu lente  à démarrer. J’avoue qu’au début j’ai eu un peu de mal à avancer, j’ai donc lu par intermittence, pour pouvoir souffler de temps en temps. J’ai profité qu’il soit divisé en plusieurs livres pour aller picorer d’autres romans entre temps et pour ensuite revenir à cette lecture principale. C’est un peu la première fois que cela m’arrive, car ce n’est pas dans mes habitudes de lire plusieurs livres en même temps. Je n’aime pas trop ça. Car quand je lis, je vis l’histoire, elle fait part de ma vie. Voici donc l’exception qui confirme la règle.

Peut-être aussi que le style en est la cause, c’est quand même un livre de la fin du XVIIIème siècle, il forcément différent de ce qu’on a l’habitude de lire aujourd’hui, mais cette éventuelle différence ne m’a pas sautée aux yeux. Donc cela n’est pas la cause finalement.

Cette difficulté à lire ne m’a jamais découragée et jamais je ne me suis dit que j’allais abandonner. Parce que je voulais toujours en savoir plus, je voulais toujours retourner à ma lecture. Ce livre m’attirait tel un aimant. Et quand ça m’arrive, je sais que je tiens entre les mains un livre qui va me marquer.

C’est donc un pavé où Ann Radcliffe a pris son temps pour installer les personnages et l’intrigue. Tout va crescendo.

Pour les amateurs de romans gothiques.

Ce n’est pas un livre facile à lire. Néanmoins j’en recommande la lecture. Surtout si on est amateur de romans gothiques. Ann Radcliffe est pionnière dans ce genre littéraire, dont ont retrouve ici tous les ingrédients : le château hanté, la jeune fille persécutée, la prison, le mystère et le suspense.

L’auteure ne laisse rien au hasard ou à l’abandon. A plusieurs reprises on se trouve face à des faits dont on croit qu’ils ne trouveront aucune explication, mais on voit par la suite que chaque chose trouve un dénouement.

Elle prend du temps pour décrire les paysages, les différents environnements que traverse Emilie tout au long du livre. Cela peut paraître un peu long, mais pour une fois, en ce qui me concerne, cela ne m’a pas gênée. Elle crée un univers dans lequel je n’ai pas hésité à m’engouffrer. On se sent proche d’Emilie.

J’ai lu ailleurs que certaines personnes étaient un peu agacées par le côté un peu stéréotypé de l’héroïne, par sa naïveté ; cela ne m’a pas gênée, c’est un aspect qui fait partie du roman gothique et je l’accepte.

En tout cas, et c’est ce qui m’arrive quand un livre me touche, ce livre est tellement intense qu’il m’a laissé cette sensation de “Book Hangover”, car une fois la dernière page tournée, j’ai continué à vivre avec les personnages, à éprouver les sensations l’atmosphère que délivre ce roman.

Vous l’aurez deviné, Les mystères d’Udolphe, est un coup de cœur pour moi !

 

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9 commentaires

  1. 17 mai 2016
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    “Les Mystères d’Udolphe” fut ma première lecture gothique et, même si je ne me souviens pas clairement de l’histoire (ça remonte à très longtemps), j’ai en tout cas gardé le souvenir d’un roman très “intense”, pour reprendre ton expression. Ta chronique me donne envie de le relire !

    • 25 mai 2016
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      J’espère le relire aussi un jour. La relecture rendra le début certainement moins long.

  2. 18 mai 2016
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    Ah, tellement bon, ce roman ! J’en ai savouré chaque page pendant un interminable voyage en train !

  3. Il traine aussi dans ma PAL, acheté un jour sur un coup de tête après une envie de classique anglais, notamment gothique, pouvant faire écho à ce que j’avais ressenti lors de ma première lecture ado des “Hauts de Hurlevent” d’Emiliy Brontë. Ton billet me le remet en mémoire. Merci

  4. […] -Chapitre Onze : Les mystères d’Udolphe de Ann Radcliffe […]

  5. 25 mai 2016
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    Tu es sacrément courageuse d’avoir lu ce pavé 🙂 Il est aussi sur mes étagères depuis que j’ai lu (et adoré) “Les Mystères de la forêt”. Comme je sais exactement ce que je vais y trouver (c’est-à-dire tout ce que j’avais aimé dans “Les Mystères de la forêt” mais aussi tout ce qui m’avait moins plu), j’hésite depuis longtemps … Tu me redonnes envie !

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