Le livre sans nom, couverture.

Le livre sans nom, couverture.

Pour le 11ème rendez-vous du club, nous devions lire Le livre sans nom. C’est moi qui ai proposé cette lecture. J’ai choisi ce livre car j’avais été attirée par le mystère qui tourne autour de ce bouquin. Un livre sans nom écrit par un auteur anonyme, ça me disait vraiment de le lire. D’après ce que j’avais pu lire sur la toile la plupart des gens l’ont aimé.

Les premières phrases

Sanchez avait horreur que des inconnus entrent dans son bar. En fait, il détestait également les habitués, mais il les accueillait tout simplement parce qu’il avait peur d’eux. Éconduire un habitué, ce serait signer son propre arrêt de mort. Les criminels qui fréquentaient le Tapioca étaient toujours à l’affût de la moindre occasion d’y prouver ce qu’ils valaient, parce que c’était le plus sûr moyen d’acquérir une renommée, jusqu’au somment de la hiérarchie du monde du crime.

L’histoire

Un bar dans une ville d’Amérique du Sud. Santa Montega est une ville qui regorge de secrets. Deux moines y arrivent. Ils sont à la recherche de l’Oeil de lune, une pierre magique qui a été volée dans leur monastère d’Hubal. Ils ne sont pas les seuls à rechercher cette pierre. Jefe, un chasseur de prime, est aussi chargé de la retrouver pour le compte d’El Santino. L’oeil de lune est censée rendre immortel celui ou celle qui la porte. Des vols et des meurtres se succèdent dans la petite bourgade. L’inspecteur Jensen, spécialisé dans les affaires surnaturelles est chargé de mener l’enquête.

Nos avis

Sur ce coup là nous sommes quasiment unanimes. Nous avons trouvé l’histoire plus que moyenne. Nous n’avons pas aimé le style et avons trouvé ce roman mal écrit. Tandis que plusieurs d’entre nous l’ont lu le plus rapidement possible pour s’en débarrasser et passer à autre chose, d’autres, comme Nadine et Alain ne l’ont pas terminé. Personnellement j’ai mis deux semaines pour arriver à bout de ce bouquin. Quand un livre ne me plaît pas plus que ça, je mets forcément plus longtemps à avancer dans la lecture. Je n’ai pas accroché. Il ne m’a pas fait l’effet que me font ces romans où je n’arrive pas à m’arrêter de lire. On dit de ce livre qu’il est proche d’un scénario de Tarantino, dont je suis fan. Mais je n’y ai pas trouvé sa marque de fabrique. Je ne l’ai néanmoins pas détesté et il y a même eu des moments où j’ai ri. J’ai réussi à la terminer ; j’étais quand même curieuse de connaître le dénouement de l’histoire. Ce n’est pas le cas de Florence pour qui ce bouquin fait partie des pires qu’elle ait lu…
Notons cependant que Catherine et Sandrine ont été meilleur public puisqu’elles ont pris plus de plaisir que nous. Catherine a apprécié les revirements de situation et les effets de surprise. Elle l’a même conseillé à un ami. Même si elle aussi a trouvé le style d’écriture plutôt moyen.

Peut-être est-ce un roman à lire au second degré. Comme à Nadine, il m’a fait pensé aux Westerns Spaghetti avec Terence Hill et Bud Spencer.

Je me dis aussi que le livre a peut-être été mal traduit.

Au final, nous sommes 6 sur 8 à ne pas l’avoir aimé et moi je suis déçue. Je m’attendais à beaucoup mieux.

L’auteur

J’ai l’habitude d’écrire quelques lignes sur l’auteur des livres que je lis. Eh bien ici ce sera difficile puisqu’il est anonyme. C’est peut-être là l’origine du succès de sa tétralogie. Cet auteur a commencé par publier Le livre sans nom sur Internet. Certains pensent qu’il s’agit de Tarantino himself, mais ce dernier aurait démenti cette rumeur.


Anonyme, Le livre sans nom, Sonatine, 2010, 461 pages. ISBN : 978-2-355840-43-2.