Bob Van Laerhoven | Le Mensonge d’Alejandro


Le mensonge d'alejandro

Il y a quelques temps Bob Van Laerhoven m’a contactée et m’a fait parvenir son roman par service presse. Je suis vraiment très touchée par sa demande et évidemment j’ai tout de suite accepté.

J’ai mis un peu de temps à me mettre à lire son roman car, vous le savez j’ai une pile de livres à lire assez conséquente, j’ai aussi reçu d’autres services presse et “parfois” je travaille 😉

J’ai profité des mes vacances pour me plonger dans la lecture du Mensonge d’Alejandro.

Le mensonge d'alejandro

Le début

Pour tous ces assassins qui nous assaillent, notre sans est une médaille
conquise sur l’éternité.
Requiescat in pace.

Un couplet d’une des dernières chansons de Victor Pérez, l’ami torturé à mort, tarabustait Alejandro Maldiga en ce mercredi 19 octobre 1983, alors que, à moitié ivre, il suivait des yeux une manifestation à Valtiago, la capitale du Terreno.

L’histoire

Nous sommes au début des années 80, en Amérique du Sud. Alejandro Maldiga, ancien guitariste du célèbre groupe Aconcagua, vient de sortir de 10 années passées dans la prison La Ultima Cena. Aconcagua était un groupe engagé et son leader, Victor Perez, est mort, torturé.
Nous faisons connaissance d’Alejandro, il est spectateur d’une manifestation qui est en train de se dérouler à Valtiago, la capitale du Terreno. Le peuple manifeste contre la dictature du Général Pelaron. Il va (re)croiser plusieurs personnes qui vont compter dans le déroulement de sa vie d’homme libre. D’abord Beatriz Candalti qui travaille à l’université avec Cristobal le recteur de l’université. Puis l’artiste révolutionnaire Joao Pereira, Cristobal et enfin René Lafarge un prêtre d’origine belge dont la paroisse n’est autre que la favela la porquerizia. Tous sont engagés contre la dictature qui règne dans le pays.

Mon avis

Difficile de qualifier le genre littéraire de ce roman. Nous trouvons plusieurs thèmes : la retranscription d’un pays soumis à la dictature et la lutte des protagonistes du livre contre ce régime, une histoire d’amour, du suspense. Nous nous retrouvons assez rapidement dans la peau de chacun des personnages. Ils essayent de faire face à leurs démons. L’auteur a ainsi réussi à mêler tout ces aspects en une seule histoire. Nous vivons de l’intérieur cette vie dans un pays en pleine dictature, qui n’est pas sans rappeler celle que nous connaissons, de loin, des pays d’Amérique du Sud. Nous sommes témoins de la façon dont vivent les gens dans les favelas. Nous sommes témoins de la corruption qui existe dans le pays. J’ai particulièrement apprécié le fait de me retrouver dans la peau de chaque protagoniste de l’histoire. Nous en apprenons un peu plus sur chacun d’eux au fil des pages. Tous sont attachants à leur manière. Tous ont un passé. Ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils vivent n’est pas facile.
Finalement, il m’est difficile de dire quel thème prévaut par rapport à l’autre. Bob Van Laerhoven a réussi à “marier” l’histoire d’un régime totalitaire avec l’histoire de chaque personnage. Tout est au même niveau, je trouve cela très fort.

J’ai apprécié la lecture de ce roman et en particulier les passages relatifs à la psychologie des personnages.

Un grand merci à l’auteur et à MA Editions pour cette découverte.

L’auteur

Bob Van Laerhoven est une auteur Flamand, né en 1958. Il écrit son premier roman en 1985. Entre 1990 et 2005 il parcourt le monde et se rend en particulier dans des pays livrés à des conflits, un thème que l’on retrouve dans ses romans. Il s’est rendu dans certains pays d’Afrique comme la Somalie ou le Soudan, on le retrouve en Iran, en Irak ou encore en Birmanie. Le mensonge d’Alejandro est son deuxième livre traduit en Français.


Le mystère d’Alejandro, Bob Van Laerhoven, MA Editions, 2014. 295 pages. ISBN : 2822403015

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2 commentaires

  1. 19 octobre 2014
    Répondre

    J’avais été un peu mitigée sur le premier roman traduit en français… du coup, j’hésite un peu. Toutefois, j’aime ces romans qui ne se réclament d’aucun style en particulier.

    • 26 octobre 2014
      Répondre

      C’est ce que j’ai aussi vu sur son premier roman traduit en français. Les avis sont en effets assez mitigés.

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