Le 24 septembre dernier, j’ai eu la chance d’assister à une rencontre avec R.J. Ellory organisée par une librairie niçoise, La librairie Jean Jaurès.

Il fait partie des auteurs que je n’ai pas encore lu. En revanche j’ai déjà lu par mal de chroniques à son sujet sur les blogs que j’ai l’habitude de visiter.

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Qui est R.J. Ellory ?

Michèle, qui m’a invitée, a commencé la rencontre en faisant une présentation de l’auteur et nous a donné son avis par rapport à cet écrivain. Elle a poursuivi en lui posant quelques questions.

R.J. Ellory  est le maître pour ce qui est de manipuler les lecteurs. Dans ses livres nous assistons à une multiplicité des points de vue et ceci est déroutant, c’est ce qui fait la force de son écriture. Quand on commence un de ses livres, on ne peut plus le lâcher.

Le plus intéressant dans ses romans c’est ce par quoi nous passons pour arriver au dénouement de l’enquête plus que de connaître le nom du coupable. Nous sommes confrontés à beaucoup de sentiments différents.

Un auteur anglais et des polars américains

Les Etats Unis, ce sont 50 états. R.J. Ellory  a toujours éprouvé de la curiosité à l’égard des USA. Il a été élevé par sa grand-mère, une grande fan d’Hollywood.

C’est un pays si jeune qui a pourtant laissé tant d’empruntes partout dans le monde.

Ses livres ont un thème commun, un concept emprunté à Alfred Hitchcock, qui est celui de placer un personnage dans une situation extraordinaire. Il s’attache à la psychologie de l’esprit humain.

L’Amérique [du Nord] donne plus d’occasions de traiter ce thème : il y a Las Vegas, il y a le Ku Klux Klan, la CIA, le FBI et le flics ont des revolvers !

Le pire et le meilleur de l’humanité sont réunis en un seul endroit.

Rien ne lui fera écrire un livres qui se passerait en Angleterre.

Sa méthode d’écriture

Il écrit sans synopsis et sans plan. Mais il y a quand même trois choses de bases qu’il suit :

  1. Il part d’une simple idée du genre de livre qu’il veut écrire
  2. Il choisit un lieu et une période
  3. Et le plus important : il travaille sur l’émotion qu’il veut susciter chez le lecteur. Car il veut qu’on se souvienne de l’émotion du livre plus que du nom des personnage, voire de son nom à lui, l’auteur.
    L’émotion est pour lui un compas de navigation pour l’écriture. Il veut qu’on pense à un livre même quand on n’est pas en train de le lire.

R.J. Ellory n’est pas un écrivain à plein temps. Il ne publie d’ailleurs qu’un livre par an. Pendant tout le temps où il est en train d’écrire un roman, il s’attache à faire des recherches sur le sujet.

A côté de cela il fait de la photo, de la musique et voyage beaucoup pour la promotion de ses livres.

Quand il écrit il ne fait que ça, il n’est pas facile à vivre et n’est pas sociable.

Pour lui, écrire est quelque chose de très individuel.

J’ai apprécié cette rencontre et (je dirais presque : “bien-sûr”) je suis repartie avec un des ses romans, Seul le silence que les personnes présentes m’ont conseillé, moi qui n’ai pas encore lu de livre de cet auteur.