Je vais vous raconter l’histoire d’un livre, et une fois n’est pas coutume, d’un livre que je n’ai pas aimé. C’est à croire que je porte souvent un avis trop sévère sur mes lectures, car si je lis les avis d’autres lecteurs, ceux-ci l’ont plutôt apprécié…

Ce livre que j’ai glané un jour où je me trouvais à flâner dans les rayonnages de la librairie. La couverture m’a plu, comme la 4ème de couverture.

Alors, voilà l’histoire.

En résumé…

Suite à des déboires liés à un chagrin d’amour, un professeur Allemand vient s’installer dans un petit village en France. Il prévoit de vivre assez longtemps dans cette maison secondaire : il a démonté les roues de sa voiture… C’est un “village sans histoires” où bien sûr les habitants vont se faire l’opinion habituelle de l’étranger qui vient s’installer chez eux. Cet homme plutôt taciturne, solitaire va pouvoir observer de près ce qui se passe à Courtillon, connaître de plus près ses habitants. Évidemment, comme dans tout village qui se respecte, rumeurs, secrets, disputes, adultère voire “décès”pour le moins étrange, vont faire partie des clichés ingrédients de notre histoire.

Mon avis…

Comme je vous le disais au début de ce billet, cette lecture ne m’a pas “enthousiasmée”. Même si l’écriture est fluide, j’ai trouvé l’histoire un peu trop simple, trop facile. Ce livre est présenté comme un polar. J’aime les polars pour ce côté où ils vous tiennent en haleine pour  découvrir le dénouement d’histoire. Ce n’est pas ainsi que je le qualifierais. C’est vrai, quelqu’un meurt de manière suspecte, mais cela n’est pas le sujet principal. On a plutôt l’impression que c’est un témoignage. La vision d’un étranger sur un village français. Bon, rien de nouveau en ce qui me concerne. L’auteur est Suisse. Est-ce ainsi qu’il voit les villages français ? Parce qu’ils sont différents en Suisse ? Excusez-moi, mais j’ai l’impression que tous les villages, ou du moins la plupart, sont ainsi non ? Les villages sont des microcosmes du monde. Peut-être ai-je lu ce bouquin en restant un peu trop en surface. J’aurais préféré que l’auteur nous en dise plus sur le secret de cet Allemand. Ce secret qui est tellement grave qu’il ne veut même plus retourner chez lui. Mais de quoi a-t-il si honte ? On ne le saura pas. Je devrais arrêter de lire des bouquins dont le sujet principal est la ruralité…


Charles Lewinsky, Un village sans histoires. Editions Grasset 2010, 382 pages. ISBN : 978-2-246-71771-3.