Ce treizième rendez-vous du club a été très intéressant car la lecture commune a reçu des avis divergents ! Nous avons tous aimé cet état de fait qui nous a permis d’avoir un débat un peu animé. C’est tout l’intérêt de ce type de réunion 🙂

Ce livre de Deborah Harkness nous a été proposé par Alain. Il l’a choisi  pour plusieurs raisons : pour son côté très “ado” qui éveillait sa curiosité, mais aussi parce qu’il aime ce type de livre et enfin parce qu’il a été attiré par son titre. Sur les neufs membres du club, nous avons été cinq a l’avoir aimé.

Les premières phrases

Le livre relié de cuir n’avait rien de remarquable. Pour un historien ordinaire, il était, comme des centaines d’autres manuscrits de la bibliothèque bodléienne d’Oxford, usé et ancien. Mais je sus qu’il avait quelque chose d’étrange dès l’instant où je l’eus entre les mains.
En cet après-midi de la fin de septembre, la salle de lecture Duke Humfrey était déserte et les demandes de consultation étaient rapidement traitées, maintenant que la cohue des stages d’été était terminée et que la folie de la rentrée n’avait pas encore commencé. Malgré tout, je fus surprise quand Sean m’appela au comptoir.

Nos avis

Parmi les avis il n’y pas de juste milieu, soit on l’a aimé, soit on ne l’a pas aimé, voire détesté

Pour ceux d’entre-nous qui l’avons aimé (j’en fait partie pour une fois !), nous avons beaucoup apprécié le fait que l’auteur se soit bien documentée sur les aspects historiques. Alain a aimé la façon dont le sujet a été traité. Ce livre qui traite de vampires, de sorcières et de démons, est un mélange de mondes imaginaires. La manière dont il a été écrit nous donne parfois cette “impression d’y être”.  Le livre traite entre autre des relations entre personnes de milieux différents. Selon une “loi” datant du Moyen Age, on ne se mélange pas entre vampires, sorcières et démons. Personnellement, je me suis demandée si l’auteur voulait nous faire passer un message par rapport à ce thème. Il faut parfois savoir enfreindre les lois ! Pour nous qui aimons les livres, cette ambiance de bibliothèque nous a beaucoup plu. On pouvait bien “ressentir” l’atmosphère de la Bodléienne. Nous avons trouvé qu’il était bien écrit, facile à lire. Ce n’est pas de la grande littérature, mais de temps en temps cela fait du bien de lire des romans plus légers, il faut se laisser porter par l’histoire sans trop se poser de questions. C’est un livre pour “grands ados” ! Un livre d’amour, ésotérique, à suspense. Il y a une suite et nous lirons le deuxième tome. (Je pense que si vous aimez les histoires de vampires et de sorcières ce livre pourrait vous plaire).

Parmi les membres ne l’ayant pas aimé, plusieurs ne l’ont pas terminé. Elles n’ont pas du tout aimé le style. Entre autres, Julie a vraiment eu du mal à accrocher. Sandrine s’est vraiment forcée à le lire, elle a trouvé l’histoire trop niaise et s’est beaucoup ennuyée.

L’auteure

Deborah Harkness est née en 1965 aux Etats-Unis. Elle est professeur d’Histoire (ce n’est donc pas étonnant que nous ayons trouvé le livre bien documenté !). Durant ses études, elle a effectué beaucoup de recherches sur le thème de la magie et de la science en Europe entre les années 1500-1700. C’est une amoureuse des bibliothèques et a passé beaucoup de temps à étudier à la “Bodleian Library” de l’université d’Oxford.


Deborah Harkness, Le Livre perdu des sortilèges, Le livre de poche, Calmann-Lévy, 2011.