Dans le cadre du challenge In italiano, j’avais acheté ce livre l’été dernier lors d’une petite escapade en Italie. Il m’a été conseillé par Florence, BiblioFlo pour les intimes, Florence, avec laquelle j’ai de merveilleux échanges sur le thème des livres, des échanges à propos de notre addiction à cette magnifique passion qu’est la lecture, de notre addiction à l’objet livre.

Grâce à cette lecture, j’ai aussi fait diminuer ma PAL !

Seta, Alessandro Baricco, couverture

Le début

Benché suo padre avesse immaginato per lui un brillante avvenire nell’esercito, Hervé Joncour aveva finito par guadagnarsi da vivere con un mestiere insolito, cui non era estraneo, per singolare ironia, un tratto a tal punto amabile da tradire una vaga intonazione Femminile.
Per vivere, Hervé Joncour comprava e vendeva bachi da seta.

L’histoire

Nous sommes en 1861. Dans le Sud de la France. Hervé Joncour est un éleveur de vers à soie. Pour les besoins de son métier, chaque année il traverse plusieurs pays, C’est à chaque fois des voyages de plusieurs mois. Il part pour aller acheter des vers à soie en Syrie et en Egypte. Il se rend malheureusement compte que ces vers sont infectés. La quête de cocons plus sains le mène finalement au Japon. Dans ce pays il rencontre un seigneur, Hara Kei. Hervé Joncour est charmé par la maîtresse de ce seigneur. Il y retourne à plusieurs reprises, jusqu’à la guerre du japon. Un  jour il reçoit une lettre écrite en japonais, qu’il fait traduire.

Mon avis

Vous l’aurez compris, j’ai lu ce livre en italien. C’est le troisième roman que je lis dans cette langue. Les deux autres, que j’avais beaucoup aimés, étaient de Giorgio Bassani et j’avais eu un peu plus de difficultés à les lire. Celui-ci, je l’ai trouvé très facile à lire. Peut-être est-ce dû au fait que ce soit un roman plus contemporain. Il est probable aussi que ce soit une volonté de l’auteur qui nous livre un roman très épuré. Je l’ai lu avec une grande facilité !

J’ai été aussi agréablement surprise du fait qu’il s’agisse, entre autre bien sûr, d’une histoire qui tourne autour de la sériciculture, c’est-à-dire l’élevage du ver à soie. (Maintenant que je regarde de plus près la couverture, je me dis que j’aurais pu m’en douter…)  Le titre ne m’avait pas du tout inspiré cela ! Cela m’a remémoré que mon père aurait rêvé s’adonner à cette activité. Malheureusement il n’a jamais assouvi cette passion… Je me demande pourquoi il en rêvait tant !

C’est une belle histoire. Ce roman est bien écrit. Il est délicat. Le livre m’a apprivoisée tout au long de la lecture. L’histoire est prenante. J’ai beaucoup aimé les passages où il entame ses voyages de plusieurs mois pour se rendre au Japon. Ainsi que cette relation étrange qu’il entretien avec la jeune maîtresse du seigneur…

J’ai aussi trouvé originale cette idée d’avoir placé cette histoire en France.

Ce n’est cependant pas un coup de cœur, comme cela l’a été pour beaucoup d’autres lecteurs. J’aurais peut-être aimé que l’histoire soit plus approfondie, j’ai ce sentiment d’être restée sur ma faim. C’est le seul bémol que j’apporterai à ce roman.

L’auteur

Alessandro Baricco est né en 1958 en Italie. Il étudie la musique et la philosophie. Il devient journaliste et écrit des critiques pour des magazines italiens. Il écrit son premier roman en 1991. Quelques années plus tard, en 1994, il fonde à Turin, une école de narration.
Passionné de musique, il adopte pour ses romans, un style très musical.


Soie, Alessandro Baricco, Universale Economica Feltrinelli Milano, 2008. 108 pages. ISBN : 978-88-07-88089-6