Harper Lee, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur


Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Critique du livre d'Harper Lee

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur n’est pas resté très longtemps dans ma Ma Pile à Lire. Si vous allez y faire un tour, vous verrez que depuis un peu plus d’un an j’indique à chaque petit nouveau, la date à laquelle il a fait son entrée ; c’est pour essayer d’écouler ceux qui sont là depuis très longtemps. Bon ce n’est pas le cas pour le livre d’Harper Lee qui est arrivé en mars 2015. Je l’ai mis dans les priorités de lectures car comme c’était un prêt, je voulais le rendre rapidement à mon amie Mirela qui me l’avait prêté (prêt qui s’est transformé en don, merci Mirela !)

Je voulais aussi le lire rapidement car j’en avais entendu parler maintes et maintes fois, nous en avions parlé dans mon club littéraire lorsque nous avions lu La Couleur des sentiments et puis aussi parce que cette auteure vient de sortir un nouveau livre (son deuxième) qui sortira en octobre 2015 en France (J’attendrai la version poche et peut-être d’ici là aurais-je fait diminuer ma PAL de manière conséquente…) Apparemment on trouve dans ce nouveau roman des références à Scout, la petite héroïne de son premier livre.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Critique du livre d'Harper Lee

Les premières lignes

Mon frère Jem allait sur ses treize ans quand il se fit une vilaine fracture au coude mais, aussitôt sa blessure cicatrisée et apaisées ses craintes de ne jamais pouvoir jouer au football, il ne s’en préoccupa plus guère. Son bras gauche en resta un peu plus court que le droit ; quand il se tenait debout ou qu’il marchait, le dos de sa main formait un angle droit avec son corps, le pouce parallèle à sa cuisse. Cependant, il s’en moquait du moment qu’il pouvait faire une passe et renvoyer un ballon.

L’histoire

Scout vit avec son frère Jem et son père Atticus dans une petite ville d’Alabama. Nous sommes dans les années 30. Atticus est veuf, il élève seul ses deux enfants. Il est avocat. Il va devoir défendre un Noir accusé de viol .

Scout nous raconte sa vie quotidienne : les jeux avec son grand frère, ses rapports avec Calpurnia, leur cuisinière noire, l’école, son père. La vie telle qu’on peut la vivre à l’époque où la ségrégation raciale se fait bien ressentir.

Mon avis

Scout n’est pas une enfant comme les autres. Elle est espiègle, garçon manqué, intelligente, impertinente. J’aime son personnage. Sa famille aussi n’est pas comme les autres.  La tolérance que démontre son père envers les Noirs est remarquable.

Au cours de la lecture on a parfois tendance à oublier que ce livre a été écrit en 1960. C’est quand on se remet dans le contexte que l’on peut mesurer toute la force de ce roman. N’oublions pas qu’à cette époque la ségrégation raciale est encore bien présente. On peut se rappeler de l’affaire Rosa Parks survenue quelques années auparavant.

Nous avançons dans l’histoire avec le regard innocent de Scout qui n’a que 9 ans.

J’admire la façon dont Atticus élève ses enfants, dans un si fort esprit de bienveillance et dans le respect des autres.

Nous remarquons combien les gens peuvent être rétrogrades (je pense ici à l’institutrice de Scout, ou encore à sa tante). Comme ce devait être dur de vivre dans un tel contexte. Malheureusement, aujourd’hui on est parfois confrontés à des situations similaires…

L’histoire est écrite à la première personne et on a la forte impression que Scout nous fait part de ses souvenirs. Ce livre peut être considéré comme un témoignage fort de cette époque où le racisme envers les Noirs aux Etats-Unis est encore bien marqué.

C’est un roman qui a le mérite d’être très bien écrit, qui est facile à lire et qui ne peut pousser qu’à la réflexion.

C’est avec des livres comme ça que je comprends tout l’intérêt de relire certains romans. Vous vous en doutez, je l’ai beaucoup aimé.


Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee, Le Livre de Poche, 1960, 445 p. ISBN: 978-2-253-11584-7

Ce livre entre dans le cadre du Challenge Plan Orsec 2015, pour le mois de juillet.

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10 commentaires

  1. 12 août 2015
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    J’avais adoré ce roman quand je l’avais lu, il m’en reste de très bons souvenirs… 🙂

    • 15 août 2015
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      On m’a dit que son second livre l’est beaucoup moins, donc je ne sais pas encore si je le lirai… J’attendrai les avis de la blogosphère littéraire.

  2. 15 août 2015
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    Je n’ai encore jamais lu celui-ci mais je devrais m’y mettre car le message qu’il véhicule me tient à cœur.

    • 16 août 2015
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      Dans ce cas, oui, il faut que tu le lises. Quels autres livres sur ce thème as-tu déjà lu ? As-tu lu, comme moi, La Couleur des sentiments ?

      • 17 août 2015
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        Je pense à la série écrite par Malorie Blackman, Entre chiens et loups, j’ai vraiment été marquée par cette lecture. Les Primas (qui ont la peau noire) et les Nihils (qui ont la peau blanche) sont en conflit depuis des années. Les deux “races” se détestent et refusent de se mélanger. Et ce qui est quelque part original dans cette histoire, c’est la hiérarchie établie dans le pays : les Primas sont supérieurs aux Nihils. Cette tétralogie met le racisme sur le tapis et appelle à la tolérance. C’est un roman jeunesse très intéressant qui pousse les lecteurs à réfléchir 🙂

  3. eimelle
    16 août 2015
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    il est depuis très longtemps sur ma liste d’envies, je finirais bien par m’y mettre!

  4. 8 septembre 2015
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    Un livre que, comme tu le sais, j’ai adoré!!!!!

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