kundera

La dernière réunion du club s’est tenue samedi dernier. Le livre que nous devions lire pour ce rendez-vous avait été proposé par Nadine. Autant vous dire que lorsqu’elle a proposé le livre j’ai été ravie. Milan Kundera est un auteur que je n’avais jamais lu et que j’avais l’intention de lire. D’ailleurs on peut voir dans ma wish list que j’avais déjà l’intention de lire “L’insoutenable légèreté de l’être”. C’est aussi un auteur qu’une de mes connaissances virtuelle, Laurence, m’a maintes fois recommandé.

 

 

Les premières phrases…

Ainsi, après bien des années, je me retrouvais chez moi. Debout sur la grande place (qu’enfant, puis gamin, puis jeune homme, j’avais mille fois traversée), je ne ressentais nulle émotion ; au contraire, je pensais que cette place dont le beffroi (semblable à un reître sous son heaume) surplombe les toits rappelait le vaste terrain d’exercice d’une caserne, et que le passé militaire de cette ville de Moravie, jadis rempart contre les raids des Magyars et des Turcs avait imprimé sur sa face la marque d’une irrévocable hideur.Des années durant, rien ne m’avait attiré vers ma ville natale ; je me disais qu’elle m’était devenue indifférente, et cela me paraissait naturel : depuis quinze ans déjà je vis ailleurs, je n’ai plus ici que quelques connaissances, ou des copains…

En résumé…

Ludvik s’est fait exclure du Parti [communiste]. Il a eu l’indélicatesse d’envoyer une carte postale à une étudiante dont il était amoureux, sur laquelle il avait inscrit “L’optimisme est l’opium du genre humain ! L’esprit sain pue la connerie ! Vive Trotski !”. Les membres du parti prennent cette phrase au premier degré alors que pour Ludvik ce n’est juste qu’une “plaisanterie”. Suite à cette exclusion son destin va s’en trouver complètement modifié. C’est aussi à travers la voix de trois autres personnages que nous découvrons son histoire. En effet le livre est une alternance de quatre point de vue.

Nos avis…

Le livre a fait l’unanimité. Nous l’avons tous aimé. Nous avons aimé le style d’écriture de l’auteur. Le contexte politique ne nous a pas gêné, il n’apparaît qu’en toile de fond tout en restant le moteur de l’histoire.
En tout cas ce qui apparaît c’est comment une simple phrase a pu changer le destin de Ludvik.
Chacun de nous a trouvé dans l’histoire des références à sa vie personnelle, à son vécu.

Florence et moi avons eu une sensation étrange par rapport au livre : nous n’avons pas vraiment de souvenir de l’histoire. Peut-être est-ce parce que nous avons lu le livre tout de suite après le rendez-vous du club précédant, cela faisait donc un moment que nous l’avions terminé lorsque nous nous sommes réunis pour en parler. Pourtant ce qu’il en ressort c’est que nous avons beaucoup aimé le livre. Cela peut-il être une volonté de l’auteur que de reléguer l’histoire au second plan ? Personnellement le souvenir que j’ai de ce livre est plus de l’ordre des sensations.

Alain a aimé l’alternance des chapitres qui présentent la vision de chaque personnage. Il a trouvé ce livre surprenant. Selon lui, la vision que l’on en a est forcément différente selon que l’on soit un homme ou une femme.

Je dois dire que j’ai eu un peu de mal au début du livre. Je ne comprenais pas où il voulait en venir. J’ai un peu traîner à lire les premières pages et à avancer dans la lecture. Jusqu’au moment où j’ai eu une sorte de déclic et là je ne pouvais plus le lâcher.

Pour moi c’est une vraie découverte. Je ne suis pas du genre à relire les livres, mais celui-ci fait partie de ceux que je relirai. Je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. Milan Kundera est entré dans la liste de mes auteurs favoris.

Quelques mots sur l’auteur…

Milan Kundera est né en 1929 en Moravie. Il a obtenu la nationalité française en 1981. En 2001 il obtient le Le grand prix de littérature de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre. La plaisanterie fait référence à un épisode de sa vie, puisqu’il est exclu du parti communiste en 1950, parti auquel il avait adhéré corps et âme en 1947. Il est un auteur de romans, de théâtre, de nouvelles mais aussi d’essais.