En résumé…

Un cadavre décomposé et à demi enterré est découvert dans les environs de Venise. Une chevalière trouvée près du cadavre permet de l’identifier. Il s’agit du fils d’une noble famille vénitienne, les Lorenzoni, kidnappé deux ans auparavant et dont personne n’a retrouvé la trace. Le commissaire Brunetti, attaché à la questure de Venise, est chargé de rouvrir l’enquête qui était donc restée sans suite.

Les circonstances de la disparition de Roberto Lorenzoni sont assez étranges et plusieurs détails ont échappé aux personnes ayant mené la première enquête. Brunetti, lui, va enquêter plus en profondeur et s’intéresser de plus près à ce fils de bonne famille. Peu de temps avant sa mort, ce dernier fait de nombreux voyages à l’étranger, mais  va aussi rendre visite à différents médecins. Tout ceci a-t-il un lien avec sa disparition ?

Un mot sur l’auteur

Donna Leon est américaine et vit à Venise. Ses romans sont traduits dans plusieurs langues, mais pas en italien car elle souhaite garder l’anonymat dans ce pays où elle vit. Elle est l’auteur de romans mettant en scène l’inspecteur Brunetti qui vit et travaille à Venise. Noblesse oblige est son septième livre. Ce n’est pas le premier roman de Donna Leon que je lis, et jusqu’à présent je n’ai pas été déçue. C’est pour moi un vrai plaisir de lire les enquêtes de l’inspecteur Brunetti car d’une part j’aime les romans policiers, mais d’autre part les enquêtes se déroulent à Venise, une ville que j’ai eu le plaisir de visiter à plusieurs reprises et que j’affectionne particulièrement ; ainsi en lisant on se trouve facilement transporté dans cette ville et dans cette atmosphère qui lui est propre. Bon, il est vrai que ce n’est pas de la grande littérature, mais de temps en temps cela fait du bien de lire des livres un peu plus “légers”.

Mon avis

Je le disais, j’ai lu plusieurs de ses livres et je les ai appréciés, mais ce n’est pas le cas de celui-ci. L’histoire ou plutôt l’enquête met vraiment du temps à démarrer. Plusieurs passages m’ont parus inutiles et longs. On a un petit espoir vers la fin du livre car on a l’impression que l’histoire prend enfin un tournant intéressant, malheureusement cet espoir s’en va aussi vite qu’il est arrivé ! Je suis un peu déçue… J’ai vraiment mis du temps à lire ce livre et pourtant il n’est pas très épais… Je l’ai quand même terminé (en effet, vous le savez, je n’aime pas ne pas terminer un livre).

En même temps, je l’ai lu juste après Middlesex et L’ombre du vent, qui ont été de vrais coups de cœur !

Enfin, si vous n’avez jamais lu un Donna Leon, je vous conseillerais sans conteste de commencer par son premier roman, Mort à la Fenice, que j’ai vraiment aimé.

Quant à moi, je ne resterai pas sur cet avis négatif et je lirai certainement une autre enquête de l’inspecteur Brunetti.

Morceau choisi

Il coupa par Santi Apostoli et remonta la Strada Nuova jusqu’à San Marcuola, où il prit le traghetto pour traverser le Grand Canal. La réfraction du soleil sur l’eau était tellement intense qu’il regretta de ne pas avoir pris de lunettes noires. Mais qui, par cette matinée brumeuse et humide du début du printemps, aurait imaginé que la ville réservait tant de splendeurs à ses habitants ?

Une fois de l’autre côté, il prit par la droite, tourna à gauche, puis de nouveau à droite, suivant sans y prêter attention les instructions que des dizaines d’années passées à parcourir la ville en tous sens avaient programmées en lui…